Comment obtenir l'exequatur d'une sentence arbitrale annulée en France

Par Pierre-Louis Roquet, Avocat au Barreau de Lyon | 6 mai 2026 | Lecture : 8 min
Balance de justice et contrats internationaux symbolisant l'arbitrage transnational

Découvrez les mécanismes juridiques permettant d'obtenir l'exequatur d'une sentence arbitrale annulée dans son État d'origine, grâce à la Convention de New York et aux spécificités du droit français de l'arbitrage international.

L' annulation d'une sentence arbitrale internationale par les tribunaux du pays où elle a été rendue constitue un événement redoutable pour la partie bénéficiaire. Cette décision semble a priori compromettre définitivement ses chances d'obtenir l'exécution forcée. Pourtant, le droit français de l'arbitrage offre des solutions concrètes : délai illimité pour demander l' exequatur , procédure simplifiée devant le tribunal judiciaire de Paris, et taux de succès élevé grâce au principe d'autonomie des décisions arbitrales.

La Convention de New York de 1958 permet aux parties de poursuivre leur stratégie d'exécution malgré la nullité prononcée , en exploitant les divergences entre ordres juridiques nationaux. Les entreprises détenant des créances arbitrales face à des débiteurs établis en France bénéficient d'un régime particulièrement favorable. La jurisprudence française autorise la reconnaissance des sentences internationales même après leur invalidation dans l'État du siège, offrant une voie de recours efficace aux créanciers.

La Convention pour la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères, signée à New York le 10 juin 1958 et entrée en vigueur le 7 juin 1959, constitue la pierre angulaire du système d'arbitrage international. Ce texte unit désormais plus de 160 États contractants dans un mécanisme commun de reconnaissance des décisions arbitrales.

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